Les éditions Ska

 

  J’ai découvert cette maison d’édition au détour d’une conversation avec Max Obione, sur LinkedIn, puis j’ai échangé avec Jeanne Desaubry et ces deux-là ont tôt fait de me convaincre de leur passion pour les écritures belles, singulières, les auteurs qui s’engagent. J’ai travaillé sur trois textes avec eux et je ne peux que me montrer heureuse du travail qu’ils savent accomplir quand ils accompagnent un auteur jusqu’au livre. Après, je me suis demandé, on est toujours animé par la curiosité, qui sont les auteurs qui sont publiés chez Ska. Et là, surprise, je découvre entre autres Emma Bovary, Alain Emery, Françoise Guérin, auteurs d’ouvrages intéressants, champions des concours de nouvelles mais pas que, investis pour certains dans la blogosphère et pour d’autres présents sur des projets que je connais bien comme la revue Récits de vie, par exemple. Je les ai pas mal croisés, avant d’être Aline Tosca. Je me suis dit, y a quand même une sacrée cohérence quand ils choisissent leurs auteurs. J’aime aussi cette démarche que nous pratiquons chez Collection Paulette aux Éditions du 38 : les auteurs sont repérés, contactés. Mais la porte reste bien sûr ouverte pour les candidatures spontanées.

J’ai eu le plaisir de lire une bonne dizaine d’ouvrages parus chez Ska, en polar, en érotique, dans la collection Mélanges et ce qui réunit ces livres, c’est l’écriture, le goût des styles et ça tombe bien parce que sans écriture, sans marque affirmée de la plume, perso, je m’ennuie vite. Et puis y a ce côté détaché, un peu de cynisme, un certain regard sur le monde. Si vous avez envie de découvrir qui sont les auteurs qui aiment Ska (et Ska le leur rend bien), je vous recommande un recueil collectif de toute beauté : La Sainte Valentine mais aussi une parodie déjantée et très bien écrite, La chatte bottée par Max Obione et un récit initiatique truculent par Claude Soloy, La maîtresse d’école. Le collectif vous permettra de lire Jeanne et Max dans des nouvelles délicieuses mais aussi d’autres auteurs qui méritent d’être connus et reconnus. Le point commun ? Tourner en dérision la Saint Valentin. Mais aussi et j’y reviens, l’art de manier habilement la plume. Je ne résiste pas à poser quelques questions à l’équipe de direction et pour y répondre c’est Jeanne qui s’y colle.

Bonjour Jeanne, peux-tu nous présenter les éditions Ska ?

Ska est née de la passion de Max et de la mienne pour la chose écrite et l’édition. Nous l’avions développée avec une maison papier qui en dix ans avait pris une belle place dans le monde du polar, malheureusement disparue après que nous l’avons cédée. Krakoen. Certains s’en souviennent… Nous croyons que l’édition a un avenir dans le monde numérique. Alors, comme nous apprécions particulièrement le format court, qui est un art vraiment particulier, nous nous sommes lancés dans l’aventure. Ska édite presque exclusivement des nouvelles, dans deux secteurs spécifiques : le noir et le rose.

Quelles sont les thématiques de prédilection de Ska ?

Les deux thématiques phares sont le noir : polar et ses déclinaisons, et le rose, du très clair au rouge vif. Avec dans les deux cas un impératif absolu : la qualité de l’écriture.

Pourquoi le numérique ?

Le numérique ne doit pas s’envisager comme  un danger qui viendrait à terme faire disparaître l’édition papier classique. Il faut le voir en addition, pour d’autres usages dans la vie moderne, auxquels le format nouvelle se prête bien.

Que doivent faire les auteurs pour soumettre un manuscrit ? 

Il y a un petit bouton « contact » sur le site. Une fois une visite approfondie effectuée, voir l’achat de quelques titres pour apprécier nos collections, et si cela parait concevable à l’auteur, alors il adtresse un mail  à Miss Ska, cet avatar de Max et moi. Il faut parfois être patient…

Max et toi êtes aussi des auteurs. Des projets pour 2017 ?

Max est en pleine explosion, romans, scénario, tournage de court… Il n’arrête pas. Moi, j’espère la prochaine parution d’un roman noir sur la résilience, écriture bousculée par de nombreux ateliers que je mène en ce moment.

 

Pour découvrir les livres des Éditions Ska, rien de mieux que la lecture, voici sinon et aussi un petit fascicule hyper bien troussé qui vous dit tout, sur les collections en polar et en érotique et sur les coups de cœur de Ska dans la collection Mélanges :

Clique sur ce lien pour accéder au site
ska

Poignant arrive chez Postmodern

Je vous ai déjà parlé de ce site très actif qui offre en toute quiétude littérature, conseils, en partenariat avec entre autres Flammarion. Il s’agit de Postmodern

Chaque semaine, vous pouvez recevoir par SMS ou par mail un magnifique texte commenté comme Postmodern sait le faire. Bien sûr, j’ai testé pour vous et je me suis abonnée à plusieurs séries. Résultat, un moment de détente et de plaisir où que je me trouve et quand je le décide. J’adore le concept.

Poignant, c’est la digitale attitude, la modernité qui vise l’excellence d’un rapport sans cesse renouvelé à la littérature.

Alors c’est clair que je ne pouvais pas refuser de faire partie de cette aventure.

Allez, viens, clique, inscris-toi, tu vas pas regretter : Toute la littérature que t’aimes, elle vient de là !

montaigne-de-l-amitie

 

Lumières sur la collection Le sexe qui rit, dirigée par Stéphane Rose, chez La Musardine

 

 

J’avais lu déjà Monsieur et Madame Timètre ont un fils… et Le bêtisier des sites de rencontres  et je les avais trouvés relaxants, bien construits et surtout drôles. De plus je connais le directeur de cette jeune collection, Stéphane Rose, dont on ne décline plus le curriculum, humoriste, homme de télé, écrivain, éditeur pour les éditions de La Musardine, directeur de la collection littéraire Osez 20 histoires de sexe à laquelle il me plaît beaucoup de participer. Ma curiosité pour cette autre collection, fort différente, Le sexe qui rit, était donc  toute justifiée.  Qui peut en parler mieux que l’éditeur lui-même ? L’éditeur lui-même. J’ai donc demandé à Stéphane Rose de nous expliquer plein de trucs, mais on découvrira cela après la présentation des bouquins. Oui, je les ai tous lus. Un peu à leur manière, avec bonhomie, effronterie, humour de potache et humour haut de gamme en mélange, informations très sérieuses et informations inventées en mélange, tout ça servi par des écritures de bonne facture, ces livres font du feel good sans le savoir ou en faisant semblant de ne pas le savoir. Des livres qui causent sexe mais autrement, en prenant un point de vue particulier. Je me suis dans l’ensemble bien régalée. Il y en a pour tous les usages : ceux qu’on achète pour soi, qu’on veut garder dans sa bibliothèque pour les relire quand c’est l’hiver, parce qu’on peut pas sortir vu qu’il y a du vent, de la neige, du froid, autre chose genre la voisine top canon qui fait la mère Noël dans la rue (si si, ça peut arriver). Ceux qu’on achète pour offrir parce que sous le sapin des grands c’est rigolo et franchement pour un petit prix on peut faire un cadeau très sympa.

Allez, on les passe en revue. Bouquins, au garde à vous !

Marie Minelli, auteur de Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours et Les filles bien n’avalent pas est sans aucun doute la gracieuse du groupe. Après avoir lu les deux opus, on a toutes envie de l’avoir dans notre équipe de copines. Elle cause bien, y a de l’humour à chaque point d’encre, c’est féminin et ça revendique, c’est pas prétentieux et c’est bourré d’indulgence. Moi j’aime bien l’indulgence. Tout ce qu’on veut après la lecture c’est garder nos mecs comme ils sont (un peu de Brad en sus quand même) parce que pour les critiquer entre nous, d’abord c’est mieux, parce que si on n’a pas Brad à la maison c’est qu’au fond on aimait mieux l’autre.  Les filles bien n’avalent pas est un projet que Marie Minelli portait depuis un petit bout de temps, j’avais vu la possibilité de ce livre sur son blog, à l’époque. Oui, à l’époque renvoie à une date incertaine et puis ça fait mi-chic mi-bobo, c’est pas mal. 

Carl Royer a écrit I love porn. Un bouquin bien documenté qui décomplexe l’usager du porno, qui montre que quand même, regarder des images de boules, depuis l’adolescence, est une priorité de l’humanité. Il alterne passages du possible journal intime d’un jeune garçon, passages drôles et passages polissons.

Ma pote auteur également pour la collection Osez 20 histoires de sexe, Aude Alisque, a signé 30 idées pour vous éclater pendant que votre mec regarde le foot en mangeant des pizzas. D’elle, on connaît ses grands yeux bleus, son insolence, sa plume enjouée et caustique. Elle fait une belle entrée dans la collection avec ce livre à potasser avant chaque coupe du monde.

Celui que je vous invite à placer sous les sapins sans modération est l’ouvrage de la très talentueuse Aurélie Stéfani. Eroticoloriages est un vrai kiff. Amusant, bien construit, à l‘érotisme détourné, ce livre propose des jeux, des dessins, ça donne envie de s’amuser. Le format se prête au cadeau, le prix finira de vous convaincre.

Quant à Stéphane Rose, il signe ou cosigne quatre  titres dont Qui a la plus grosse (avec Marc Dannam), un livre fort intéressant  qui ravira les amateurs de livres des records mais pas seulement. Je recommande également Les perles des urgences du sexe, à placer absolument sous le sapin, un livre qui recense les situations les plus insolites que rencontrent les urgentistes. Ce bouquin-là réussit un tour de force puisqu’il est plutôt universel, traite d’un sujet qui intéresse tout le monde et y a vraiment des trucs drôles à chaque page.

Une fois qu’on a fait ce tour de propriétaire, on n’a qu’une hâte c’est de donner la parole à Monsieur le Directeur.

Comment t’es venue l idée de cette collection c est quoi le concept ?
L’idée est partie d’un simple constat commercial: le rayon poche humour est très dynamique, beaucoup de titres se vendent bien, donc on  s’est dit à la Musardine: et pourquoi on ne lancerait pas notre propre  collection humour? Et vu que j’en écrivais déjà moi même chez J’ai lu  qui se sont pas trop mal vendus, mes chers camarades éditeurs m’ont  demandé de m’en occuper.
Le concept, c’est un thème qui a obligatoirement rapport avec le cul  (Musardine oblige), mais traité de façon humoristique. Avec une  exigence de forme: un truc autonome et qui se suffit à lui même à  chaque page. Un top 5, une brève, une fausse statistique, une image
détournée… Le but est de pouvoir ouvrir le livre à n’importe quel  endroit et tomber sur quelque chose qui peut se lire sans avoir lu ce  qui précède. Donc pas des livres qui se lisent de la première à la  dernière page, mais qu’on lit par petits bouts, comme un assortiment
de tapas à grignoter.
Comment sont choisis les auteurs ? Cooptation ? Envois de manuscrits ?
On ne reçoit quasiment aucun manuscrit pour la collection humour. Donc  mon boulot est de trouver des gens drôles, qui aiment le cul, et qui  maîtrisent ce type d’écriture laconique, très web et réseaux sociaux.  Et c’est beaucoup plus compliqué que ça en a l’air. Il faut renoncer à  faire de la littérature, du style, à se mettre en valeur par le  texte… Donc ce ne sont pas forcément des profils d’auteurs  traditionnels, plus des gens touche à tout, qui ne sacralisent pas  l’écriture, en tout cas qui sont capables de la désacraliser le temps
d’un projet pas sérieux.
C est quoi un bon thème?
C’est un thème qui, sous les oripeaux de la déconne, a du fond. Nos  livres 100% vannes n’ont pas marché. Donc soit il faut un message dans  lequel beaucoup de gens vont se retrouver, comme dans Les filles bien  n’avalent pas et autres clichés sur la vie sexuelle des filles, soit  une vraie baise documentaire avec plein de vraies informations dont on  s’amuse, comme Qui a la plus grosse? (et autres records sexuels ou Les perles des urgences du sexe, qui sont nourris de trucs réels qu’on n’a  plus qu’à « surligner » pour en révéler l’aspect comique. Mais on  réfléchit de plus en plus aussi en terme de titre et de couv  percutantes. Notre meilleure vente pour l’instant, c’est Les filles  bien n’avalent pas: ça claque, et la photo de couv répond parfaitement  au titre. Voilà globalement la direction qu’on essaye de prendre.
Merci m’sieur l’directeur, pour ce bel article !

Entretien avec Gilles Milo-Vacéri

Bonjour Gilles, j’ai cette chance d’avoir dirigé pour Collection Paulette ton superbe roman : Les nuits de Sophia et ce n’est plus un secret, les romans de ta plume programmés aux éditions du 38 sont nombreux avec notamment pour le 15 octobre, L’affaire Aurore S..

Sophia, Aurore, qui sont ces personnages magnifiques ?
Dans mes récits, il y a toujours une part de fiction et une autre de réalité, que j’entremêle soigneusement pour mieux perdre mes lecteurs. Si la première sort tout droit de mon imagination, la seconde est puisée dans mon passé et mes expériences personnelles. D’ailleurs, en ce qui me concerne, cela ne s’arrête pas à la création des personnages, mais c’est un autre débat.
Ainsi, Sophia est une femme que j’ai croisée – sous un prénom différent bien entendu – il y a longtemps et perdue de vue. C’était une amie qui avait rencontré les mêmes soucis que l’héroïne du livre et avec qui j’ai beaucoup parlé pour la soutenir. J’aime cheminer entre vrai et faux, alors peut-être que la rédemption de Sophia ressemble à celle de mon amie d’autrefois ? En entretenant cette part de mystère sur mes livres et leurs vérités cachées, je donne aux lecteurs un immense pouvoir qui n’a pas de prix : rêver et imaginer seul ce qu’il a envie de croire.
Pour Aurore, c’est encore plus particulier et la sortie de ce thriller devrait susciter quelques réactions de surprise. Alors, un scoop pour toi ? Ce personnage n’en est pas vraiment un et elle existe bel et bien, tout est révélé dans le livre et pour l’instant, je te dirai simplement qu’il s’agit de la femme de ma vie. Pour en savoir plus, il faudra patienter jusqu’au 15 octobre.

Les éditeurs qui rêvent de t’avoir dans leurs escarcelles, et pas les moindres, sont nombreux. Pourquoi nous ?
Pour bien comprendre, cela mérite un retour en arrière. Depuis presque cinq ans, j’ai mis en place une vraie stratégie pour réussir dans l’écriture et vivre de ma plume. C’est d’ailleurs ma seule activité et crois-moi, à raison de 15 heures de travail par jour, on peut parler de réelle profession.
À mes débuts, j’ai rencontré des escrocs qui se faisaient passer pour des éditeurs, mais je ne m’en suis pas trop mal sorti en évitant le pire. J’ai eu la chance d’entrer dans l’écurie Harlequin HQN et c’est là que j’ai appris toutes les techniques de l’écriture. Au passage, il faut arrêter de rêver, écrire est un métier et le talent, quel qu’il soit, ne suffit pas. Je savais raconter des histoires, mais… pas les rédiger (concordances de temps, point de vue, dialogues, etc.). Je leur dois beaucoup et si j’en suis là, c’est vraiment grâce à eux.
Malheureusement, si tu veux percer, tu n’as que deux possibilités qui reposent sur un facteur commun essentiel. Soit tu signes dans une grande maison, soit chez un éditeur moins important mais solide et sérieux, les deux reposant sur une condition sine qua non, la publication du support papier. Aujourd’hui et sans toutefois le négliger pour autant, je pense avoir fait le tour du numérique qui ne représente qu’à peine 3 % du marché. Si je veux monter une marche de plus, je ne peux plus me cantonner à cet aspect de l’édition. Pour l’instant, sans trop en révéler, disons que je suis en pourparlers avec des maisons réputées sur la place parisienne, cependant, je n’ai encore rien signé et l’espoir fait vivre !
Je développe donc mon activité aux Éditions du 38 pour différentes raisons. Les premières sont professionnelles et déjà décrites plus haut. Ensuite, eh bien, c’est grâce à toi, ma chère Aline, si j’ai connu cette maison. Il y a Anita, la directrice, avec qui j’ai noué une solide amitié et une saine complicité. Ma venue repose donc sur le sérieux du 38, son organisation (soumission des projets, décisions rapides, ligne éditoriale en adéquation avec mes écrits, editing, distribution / diffusion, publication papier, etc.) et sur un attrait humain qui chez moi, reste essentiel et primordial. Pour mieux cerner le débat, j’avais besoin d’une maison d’édition sérieuse, dans laquelle je pouvais avoir confiance et me sentir à l’aise, d’autant plus qu’un auteur doit être soutenu par son éditeur. Je parle de la promotion des titres, des lancements, de l’accompagnement du projet et même pour un détail qui pourrait paraître saugrenu, mais l’attrait des premières de couverture qui engendre partiellement le succès d’un titre. Eh oui, ce petit rien est crucial pour les ventes !

Dans Les nuits de Sophia, tu explores un monde qui est proche du pornographique, pourtant, l’histoire, la psychologie, sont bien présentes. Quel est donc ce secret d’écriture qui te rend si adroit et si sensible ?
Je vais être cash, décrire une scène de sexe, c’est à la porté du premier venu, car la sexualité est un acte humain et naturel, relevant de la vie. Tout le monde sait ce que c’est, enfin normalement. Si tu veux faire la différence, tu dois agrémenter les scènes en apportant un scénario crédible, en retirant la vulgarité qui ne sert à rien et en écrivant une véritable histoire.
Je fais des recherches pour mes textes érotiques, comme je peux en faire pour les romans historiques, par exemple. Je crée des personnages avec des fiches, j’ai une timeline (repères chronologiques des actions, interventions / interaction des perso., etc.), je gère le récit par chapitre via mon storyboard. Pour faire simple, j’y mets le même soin que pour un thriller ou un polar.
Ainsi, cela crée une véritable atmosphère, des personnages qui ne se résument pas à des acteurs de X avec une longueur de pénis ou une taille de soutien-gorge. Ils pensent, ils sont humains, ils vivent et ont des problèmes comme tout le monde, en étant intégrés dans un récit qui tient la route. Le sexe fait partie de la vie et intégrer cette dernière à une histoire érotique la rend plus réelle, plus crédible et facilite l’identification du lecteur au personnage.
Sophia a des soucis et c’est une rencontre qui va la faire évoluer, mais pas que sur le côté sexe. Ses raisonnements, ses pensées comme ses projets professionnels, ses habitudes de vie, tout se rejoint pour créer une femme actuelle, confrontée à des problèmes qui pourraient toucher n’importe qui. Vie moderne, travail à responsabilités, sexe, divorce…

L’affaire Aurore S. semble déjà intriguer beaucoup ton lectorat. Est-ce trahir que de penser que ce roman a déjà ta préférence parmi tes œuvres ?
Je reçois déjà quantité d’e-mails de mes lectrices fidèles me demandant des précisions sur ce roman, sa nature et pourquoi j’en parle autant. Avec ta précédente question, j’avais déjà levé un coin du voile en faisant une première divulgation.
Après pratiquement une centaine de nouvelles, une quinzaine de romans, je t’affirme que L’affaire Aurore S. est le meilleur de tous mes écrits et de très loin. C’est le premier que j’écris avec mon cœur et non en raisonnant comme auteur, ceci expliquant cela.
Allez, un deuxième scoop ? Je peux te confier que le livre fera du bruit lors de sa sortie, tout du moins dans notre petit monde littéraire. Si tu préfères, ce roman n’est pas qu’un roman et dès les quatre premières pages, la surprise sera hallucinante – et je pèse mes mots – pour le lecteur et c’est une certitude.
Alors, je fais ce qu’il faut pour qu’il bénéficie d’une plus grande audience et j’en profite pour remercier la trentaine de blogueuses qui m’accompagne sur ce lancement et la promotion du titre. Idem, sans Anita, non seulement le projet n’aurait pas vu le jour si rapidement, mais je sais qu’elle va se démener afin de le promouvoir au mieux. C’est fantastique d’être ainsi soutenu !
Je sais qu’il plaira, cela ne peut pas être autrement, non que je fasse un excès de confiance en moi, ce serait mal me connaître, mais tout simplement parce que ce thriller fera… rêver !
Tu vas alors me demander, mais comment peut-on faire rêver avec un thriller ? En inventant le nouveau genre du romantico-thriller, peut-être ? (Sourire) Rendez-vous le 15 octobre pour en savoir plus et je conclurai ainsi : La vérité dépasse souvent la fiction, c’est encore plus vrai dans L’affaire Aurore S..

Que puis-je te souhaiter de mieux ?
Si tu m’avais posé cette question il y a un an, j’aurais répondu différemment. J’aurais formulé un vœu simplement professionnel, comme de me souhaiter la réussite et de m’accomplir dans ce métier pour lequel j’ai déjà fait beaucoup de sacrifices, y compris dans ma vie privée, et consacré l’essentiel de mon temps et toute mon énergie. Ça, c’était avant et même si cette vérité d’autrefois est toujours d’actualité, elle est passée au second plan.
Aujourd’hui, si tu le permets, ma réponse aura une saveur différente et plus énigmatique. L’affaire Aurore S. sortira le 15 octobre prochain et je n’espère qu’une chose avec la publication de ce livre. Je souhaite une réaction, une seule et unique, et je ne te dirai pas laquelle ! Cela n’a rien à voir avec l’accueil de mon lectorat, les chiffres des ventes ou que sais-je encore. Non. Je n’attends qu’un truc dingue… Oui, une dinguerie, j’ose le dire, mais c’est encore une autre histoire sur laquelle je ne veux pas m’expliquer.
Alors oui, souhaite-moi, s’il te plaît, ce que je n’ai pas voulu dire et ce sera vraiment le meilleur et la plus belle chose au monde pour moi. Merci, Aline !

Merci Gilles, tellement…

Tu en parles aussi sur ton blog : Ici

Commander Les nuits de Sophia : Ici

 

Lumière sur Barbara Katts

Pour tout vous dire, j’avais très envie de poser quelques questions à Barbara Katts, qui signe chez Collection Paulette une série en six épisodes dont les trois premiers sont déjà disponibles : Journal d’une libertine

1 Pour ceux qui ne savent pas encore, qui es-tu BK ?

Je suis une auteure toute neuve sur le marché de l’édition ! J’ai toujours adoré lire et c’est tout naturellement que j’écris, des textes courts depuis toujours, des romans depuis cinq ans environ. J’aime écrire, inventer des histoires. C’est une passion qui me tient éveillée la nuit et qui fait germer dans ma tête un tas d’idées que j’enregistre sur mon ordinateur, avant de trouver le temps de les développer.

2. Dans ta série parue chez Collection Paulette, tu décides d’adopter pour écrire ce genre littéraire un peu intimiste qu’est le journal. Pourquoi ?

C’est mon premier « journal intime » et j’ai beaucoup aimé cet exercice de style. J’ai voulu m’y essayer. Au départ j’écrivais à la troisième personne et puis j’ai tout changé, pour que le texte sonne comme une confidence chuchotée au creux de l’oreille, comme un aveu écrit tard dans la nuit, à la lueur d’une chandelle, dans une solitude absolue. J’ai voulu que les lectrices et les lecteurs entrent dans la peau de la narratrice et éprouvent une réelle empathie pour le personnage, qui se livre à nu, comme si, justement, personne ne devait jamais lire ni émettre de jugement sur ce qu’elle raconte. J’espère y être parvenue.

3. Que représente le libertinage pour toi ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai pas écrit un livre sur le libertinage, ni sur les libertins. Loin de moi l’idée d’établir un descriptif exhaustif de ce monde, ni d’émettre un quelconque jugement de valeur. J’ai écrit une histoire qui se déroule – en partie- dans le milieu libertin, ce qui est différent.

Le sujet de mon récit est la quête du bonheur chez une jeune femme qui, pour trouver ce qu’elle cherche, emprunte un jour la voie du libertinage.

J’ai déjà abordé le thème de la quête du bonheur dans d’autres romans, notamment Une si douce illusion, publié aux éditions Harlequin HQN et Les Amours de Charlotte, publié aux éditions Numériklivres, mais dans des contextes et au travers de problématiques différents.

Ici, dans Journal d’une libertine, j’aborde la problématique de la confusion – fréquente – entre le plaisir et le bonheur. Il me semble qu’un individu peut éprouver beaucoup de plaisir, sans pour autant ni nécessairement ressentir du bonheur. Il ne faut pas s’y tromper, mais qui est infaillible ?

4 – Comment as-tu choisi les sujets de tes six épisodes ? (Et pourquoi)

La manifestation du désir comme la recherche du plaisir peuvent prendre de multiples formes ; j’ai voulu, dans chaque épisode, aborder le descriptif de pratiques différentes au travers de l’initiation de la narratrice et de ses découvertes. Là encore, je suis loin d’avoir fait le tour de la question… En tant qu’auteur, il me faut tenir compte de l’évolution du personnage principal au cours de l’histoire. Elle s’essaie à des pratiques, éprouve des émotions et donc fait des choix. Il existe une infinité de libidos possibles, mais il faut qu’il y ait une cohérence dans le récit par rapport au caractère du personnage. D’où le choix de certaines pratiques plutôt que d’autres.

5 – Quels sont tes projets d’écriture pour 2016 et 2017 ?

J’ai de nombreux projets en cours et c’est bien là tout le problème : je ne sais plus où donner de la tête ! Je suis continuellement en phase d’écriture ou de relecture, ou les deux ! J’écris en ce moment une histoire courte sur une jeune femme et sa passion pour un petit quelque chose dont je vous réserve la surprise, j’ai en tête la suite toute écrite de « Bienvenue en enfer » publié chez Numériklivres, un polar trash qui le sera encore bien davantage dans la saison 2, je voudrais écrire une belle histoire d’amour torride dont j’ai imaginé l’histoire pas plus tard qu’aujourd’hui… Bref. J’aime autant écrire de l’érotisme que du polar ou de la romance, et ce qui est constant, c’est le point de vue, toujours féminin, de mes personnages principaux.

Lien vers mon blog : http://desirsalire.com

Mot de l’auteur :

Un grand merci à mon amie Aline Tosca pour m’avoir proposé cet interview, à Collection Paulette qui m’a fait confiance en me commandant ce texte, aux lectrices et lecteurs qui me lisent et me font part de leurs sentiments sur ce que j’écris et à mes proches, qui m’écoutent parler de mes personnages fictifs pendant des heures et probablement de façon redondante, sans sourciller. L’écriture est pour moi un plaisir sans cesse renouvelé, et savoir que des personnes aiment me lire me comble de joie.

Alors merci encore et à très bientôt !

Barbara Katts

Non mais c’est nous qui sommes ravies d’accueillir un si beau texte chez Collection Paulette et moi qui te dis un grand merci 🙂

Pour vous procurer cette série parue dans La malle aux épices chez Collection Paulette :

Journal d’une libertine

 

 

 

Fragments de femmes

12243183_440045499515629_5473773828593231469_n  Sans aucun doute, chaque femme qui a écrit dans cet ouvrage collectif va raconter une petite histoire, un secret, dire une confidence. Dans les textes qu’elle a écrits bien sûr, mais aussi autour des textes du livre.

Entre autres belles publications, chez Collection Paulette, paraît Fragments de femmes. La photo de couverture est de @Mister Zen. Les textes sont signés MissKat, Cassandra Maraval, Clarissa Rivière, Julie Derussy et Aline Tosca. Oué, moi et j’en suis toute tripotée de l’intérieur.

L’idée ? Au début, on découvre un livret minuscule, oublié, de Marguerite Duras, ça s’appelle La mer écrite. On trouve ça beau comme tout, ce sont des photos sur lesquelles elle a écrit des phrases, un partenariat. On vire on tourne et on se dit qu’on ferait bien un livre dans cette idée, on l’appellerait La femme écrite. En avançant dans le projet on s’est éloigné du livre signé Marguerite Duras. On a trouvé notre titre. C’est un livre d’amour, le nôtre puisqu’on s’aime et celui de l’écriture. Attention, c’est sensuel, fripon, coquin. J’en dis pas plus, je laisse à mes sista writers  le soin de le faire !

Epub Gratuit

 

Les métiers du livre : Nouvelliste érotique

 

J’aime ce qu’elle écrit. La première fois que je l’ai lue, c’était dans un recueil Osez… Depuis je me lasse pas, en plus elle pétille, on dirait une bulle de champagne… Là voilà. Oh elle est bien jolie cette auteure…

T’es qui Misskat ?
Une femme de 34 ans. Quelqu’un que tu pourrais croiser dans la rue.

Tain elle est pas loquace ! Bon, on va faire avec… Mais elle les fait pas les 34 ans… Moi j’ai adoré avoir 34 ans (et des amants, des maîtresses tout ça, des cochons d’Inde et des livres, ah on reprend…) Ceci dit j’aimerais bien la croiser dans la rue !


T’écris des nouvelles érotiques depuis quand ?
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