Poignant arrive chez Postmodern

Je vous ai déjà parlé de ce site très actif qui offre en toute quiétude littérature, conseils, en partenariat avec entre autres Flammarion. Il s’agit de Postmodern

Chaque semaine, vous pouvez recevoir par SMS ou par mail un magnifique texte commenté comme Postmodern sait le faire. Bien sûr, j’ai testé pour vous et je me suis abonnée à plusieurs séries. Résultat, un moment de détente et de plaisir où que je me trouve et quand je le décide. J’adore le concept.

Poignant, c’est la digitale attitude, la modernité qui vise l’excellence d’un rapport sans cesse renouvelé à la littérature.

Alors c’est clair que je ne pouvais pas refuser de faire partie de cette aventure.

Allez, viens, clique, inscris-toi, tu vas pas regretter : Toute la littérature que t’aimes, elle vient de là !

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Les filles dénudées, Julie et la littérature

Alors vous me direz, parler d’un bouquin paru aux éditions du 38 chez Collection Paulette, c’est un peu faire l’article pour ses ami(e)s. Eh bien pas du tout, d’abord parce voilà longtemps que je fréquente l’espace des lettres de Julie Derussy et j’ai toujours cru et dit qu’elle a des choses intéressantes à écrire, qu’elle le fait avec beaucoup de talent, c’est un parti pris assumé, j’ai fait des pieds et des mains et des tangas pour qu’elle accepte de rejoindre l’équipe éditoriale de collection Paulette (Anita Berchenko aussi mais elle a gardé les tangas pour l’hiver, elle est comme ça notre éditrice smiley clin d’œil), bref, oubliez l’argument c’est sa copine, en matière de livres ce qui compte c’est le livre.

Vient de paraître donc chez Collection Paulette, un recueil de nouvelles intitulé Les filles dénudées, signé Julie Derussy.

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Mais à qui sont ces jolies gambettes ? Acheter ce livre sur Charmebooks

On ne présente plus Julie Derussy. Auteur de nouvelles et d’un roman parus aux éditions de La Musardine, elle signe également des histoires savoureuses pour les éditions L’ivre- Books, Dominique Leroy, les éditions du 38… Elle est directrice littéraire au 38 et chez L’ivre-Books.

Elle commet quelques effronteries littéraires en compagnie de la délicieuse Clarissa Rivière, comme par exemple :

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Si Julie est dotée d’une plume coquine et néanmoins coquette, elle goûte également à d’autres genres comme la romance ou l’anticipation. Dans cet article je vais me concentrer néanmoins sur l’habilité stylistique de Julie qui fait œuvre de littérature quand elle manie une plume langoureuse.

Les filles dénudées sont un recueil de treize textes, une poésie pour ouvrir le bal et douze nouvelles et ces treize desserts-là donnent à voir l’univers qui anime la plume érotique de Julie Derussy. Alors vous me direz, qu’est-ce que donc cette histoire d’univers ? Ce sont les thèmes, les secrets, le point de vue de l’auteur en la matière. Léanore qui se promène au parc sans culotte et montre sa petite intimité aux canards, Léanore encore qui se baigne nue, vite rejointe par une mystérieuse amante, Gazelle qui vient de divorcer et part en voyage oriental sur les conseils de sa meilleure amie, Aline. Oui pause : Aline est aussi un personnage d’histoires et elle va d’auteur en auteur, chez Yannis Z, Galan Dorgia, Gilles Milo-Vacéri, Julie Derussy… profiter de mille choses affriolantes. Dans Gazelle, la protagoniste lui envoie des photos, messages… Bref, sacrée Aline, t’en perds pas une, hein. Parmi les nouvelles du recueil, certains ont déjà eu leur succès dans les collectifs Paulette. Ma préférence va aux Aventures érotiques de l’anneau, tout à la fois romanesque et délectable. Dans le monde littéraire de Julie, une enseignante qui fait un bel effet sur un étudiant et lui offre une domina sur mesure mais aussi un rêve d’une tension rare (vous y retrouverez les souliers noirs de la couverture), un barbe-bleu dérangeant des temps modernes qui répond au doux prénom de Raphaël et j’ai retrouvé avec beaucoup d’émotion cette nouvelle sulfureuse intitulée Paulina dans le miroir.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à un autre auteur et à un autre recueil : Anna Galore et J’ai treize envies, parce que la langue et les mots ont ce satin ressemblant, bien sûr les nouvelles sont absolument différentes et c’est bien normal.

Voilà, c’est ça Julie Derussy, cet univers dans lequel évoluent Les filles dénudées, un concept de liberté très pauletien, liberté de ton, de parole, liberté de gestes et de choix des thèmes qu’elle a envie d’aborder, un bonheur dans les plaisirs minuscules, ne pas porter de culotte sous sa jupe pour se souvenir de tout ce qui précède au plaisir mais aussi un style, une écriture tout en finesse.

Vous reviendrez la semaine prochaine. Même jour, même heure. Révisez-bien, cette fois-ci.

Qu’il était beau, quand il souriait.

Pour finir, je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser deux questions.

Eh Juju, aboule ton… Coucou Julie Derussy !

Moi : Peux-tu nous raconter ton actualité ?

Julie : En ce moment, je nage en pleine féerie. Nous venons de publier, avec Clarissa, deux récits érotiques reprenant les légendes de Merlin, Viviane, Guenièvre et Lancelot, aux éditions Dominique Leroy. Par ailleurs je serai les 10 et 11 décembre au salon des fées d’Arverne.

Moi : Des projets pour 2017 ?

Julie : Ce sera pour moi l’année de la romance : j’ai écrit un roman sentimental qui devrait être publié au printemps prochain. Il y aura aussi un roman de ma petite sœur, Pauline Derussy, et toute une série de récits romantiques et ardents à venir !

Merci Julie Derussy pour ce tour d’horizon.

Collection Paulette

En attendant les récompenses littéraires et même pendant, la littérature érotique n’a pas à rougir de ses auteurs et Collection Paulette vous offre un catalogue de choix au sein des Editions du 38 :

Collection Paulette : http://www.editionsdu38.com/catalogue/erotisme-collection-paulette/

Sans oublier tous nos autres auteurs qu’il vous suffira de découvrir sur notre site. Franchement, vous serez pas déçus !

14 nouvelles du métro parisien

C’est un recueil de nouvelles. C’est l’idée d’abord qui m’a intriguée. Celle, exotique pour la campagnarde que je suis, du métro parisien, de ses secrets, de ses histoires, de ses excès et celle de la promenade dans Paris, le long des rames. Le métro, c’est le voyage en train d’antan mais en moins classe. J’ai visité Paris, à peine, dans un joli bus très confortable, on m’a raconté les hôtels, le café de Flore, les Deux Magots tout ça, des trucs pour touriste. Je ne serai jamais une touriste. Nulle part. Je veux toujours comprendre, toujours saisir ce qui fait la différence, l’ordinaire et l’originalité, la grandeur et la banalité. Sinon j’y vais pas, sinon à quoi bon. C’est beau Paris. J’ai visité de beaux endroits et des endroits simples et émouvants, c’est peut-être encore plus beau. Ainsi, quand j’ai vu qu’un recueil d’histoires me proposait Paris autrement, je me suis dit, voilà, c’est pour moi. J’aime les nouvelles en plus, ça tombe bien.

J’avoue avoir mis trois ou quatre trajets avant de m’acclimater. La ligne 1, une fille du sud connaît la ligne 1, raconte l’histoire touchante d’un type qui mendie. C’est un autre regard posé sur lui, on se demande bien qui il était, avant, parce que bien sûr, y a eu un avant. Sur la ligne 2, on fait escale dans une chambre d’hôtel, une histoire de secret de famille assez touchante. Sur la 3, on m’a raconté une histoire dont je me fiche, mais bon c’est ça aussi Paris, une histoire de prix Goncourt. Comme c’est bien écrit, j’ai suivi. C’est ligne 4 que j’ai été happée. Comme quoi, faut du temps. Une histoire d’amour, rien de tragique, la banalité, rien de beau, pas un conte de fées, une sorte de fatalité sans drame.

 » Ils avaient traversé la ville après s’être embrassés dans un pub à Odéon. Il avait insisté pour qu’ils rentrent chez lui, à Château Rouge. Il neigeait. Des énormes flocons purs et parfaitement dessinés flottaient sous les lumières orange des lampadaires. Ils étaient ivres. Leurs doigts gelés, nus sous ce froid saisissant, s’étaient entremêlés et leurs corps s’étaient électrisés sous le désir. Sans cesse, ils s’étaient arrêtés pour s’embrasser follement, chacun cherchant un peu plus encore le corps de l’autre contre le sien. »

J’ai eu un coup de cœur véritable pour l’histoire au parfum simple et un peu suranné de la ligne 8 qui raconte les rendez-vous d’un petit-fils et de sa grand-mère, et surtout j’aime ce type de passage dans un livre :

 « — Alors ç’a été le trajet ? lui demanda Marcelle, qui déposait les filets de poisson dans les assiettes.
— Oui, j’ai pris la 12.
— Encore ? Mais c’est direct avec la 8 !
— Je sais, mais j’aime descendre à Porte de Versailles.
Pour Marcelle, ce n’était pas qu’une question pratique, mais avant tout une question de principe. Il faut dire que la ligne 8, c’était toute sa vie. »

« — N’oublie pas mon chéri. La ligne 8, la ligne 8 ! dit-elle avec emphase.
Elle semblait avoir perdu l’esprit, quelques minutes avant, elle était pourtant en pleine forme.
Solal se jura de prendre la ligne 8, la prochaine fois.
Marcelle ne rentra jamais chez elle. »

Je ne vais pas tout raconter. Mais cette promenade fut dans l’ensemble, un plaisir. Une mention spéciale pour la ligne 9. Et une idée. Le tome 2 à Marseille ? Que les auteurs y songent, pourquoi pas.

Astrid Monet et Ferdinand, 14 nouvelles du métro parisien, éditions Numériklivres, 4 euros 99 :

http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782897177607/14-nouvelles-du-metro-parisien

9782897177607.main

Description de l’éditeur :

Quand elle monte dans le métro parisien, Astrid Monet attend avec impatience les annonces en langues étrangères pour voyager un peu ailleurs. Ses histoires s’inspirent de ce mélange de rêve et d’urbanisme. Ferdinand a longtemps hésité entre sa carrière de footballeur professionnel et son destin politique. Aujourd’hui, il aime écrire dans le métro avant d’aller au travail. Ensemble ils vous invitent à parcourir 14 lignes de métro.

Jérémy a rendez-vous un soir avec son père qu’il n’a pas vu depuis dix ans. Quand l’hôpital l’appelle pour lui annoncer qu’il vient d’être amené dans un état grave, commence alors pour le jeune étudiant une descente aux Enfers. Un écrivain vient de réaliser le rêve de tous les auteurs : obtenir Le Prix Goncourt. Mais sa soudaine disparition le lendemain bouscule le monde de l’édition.
Le jour de son douzième anniversaire, une jeune fille apprend que sa mère vient d’être licenciée. La nuit singulière qui s’annonce sera pourtant marquée par un cadeau inattendu.
Recevoir une lettre à brûler en guise de rupture. Ne pas l’ouvrir. Jusqu’au moment inévitable… Dans ces 14 nouvelles, les destins croisés de tous les personnages se jouent au rythme frénétique du métro parisien.